vendredi 27 juillet 2012

Plus de peur que de mal...


Aujourd'hui, c'est le grand jour : on me retire mes 2 points sous le menton !
Enfin... disons plutôt qu'il est PREVU qu'on me retire mes points. Ce n'est pas encore fait...
On est parti vers 10h chez le médecin, à la permanence médicale, comme l'autre fois quand on me les a faits... et j'étais un peu déçu que cette fois, on n'emporte pas un casse-croute ! Mais à 10h, Maman espérait bien qu'on serait sortis pour le repas du déjeuner... elle ne croyait pas si bien dire.

Nous voilà tous les deux dans la salle d'attente, Papa est restée garder Noémie à la maison. Encore une fois, on a de la chance : on est seuls ! Juste besoin d'attendre que la personne dans le cabinet sorte.

En attendant, on prend quelques photos souvenirs de la blessure:


Mes marques sur les joues de chaque côté...


Ma plaie toute cracra sous le menton...


Et malgré tout, toujours le sourire ! :-)


Et mes deux points, plus pour longtemps... enfin...


On est donc entrés sans le cabinet. C'était notre tour. J'avais plus trop envie d'y aller tout d'un coup. Ça me rappelait de trop mauvais souvenirs faut dire... Le docteur n'était pas le même. On lui résume un peu l'histoire, nos vacances, le pansement étanche, les cloques sous le menton... :-/

Et là, il me dit de m'allonger sur la table d’auscultation. Mais une fois allongée, le docteur a à peine le temps de me désinfecter à la bétadine (comme pour les soins, si j'avais pas reconnu le produit il ne m'aurait même pas approché), que je commence à me débattre pour partir. Il m'explique que ça ne fait pas du tout mal, que c'est très rapide, mais qu'il ne faut absolument pas bouger. Il montre à Maman l'instrument (le scalpel) et lui explique que si je bouge, ça fait vraiment des dégâts !
Elle essaie de m'expliquer que ça ne fera pas mal, rien à voir avec l'autre fois, mais je hurle et je ne me laisse pas faire du tout. Le docteur voit bien que ça ne va pas être possible, et il explique à Maman qu'il faudra m'emmener aux urgences, qu'il n'y arrivera pas. Il propose de réessayer une fois que je serai calmé. On retourne dans la salle d'attente.

Une patiente plus tard, on y retourne. Mais là, je n'accepte même pas de m'allonger. Maman demande s'il n'y a pas quelque chose pour me détendre, un truc à sucer ou quelque chose comme ça. Il dit que non. Il n'y a qu'à l'hôpital qu'ils ont des masques pour endormir légèrement...
Il voit bien que ça ne va pas être possible de nouveau. Il dit que c'est bien dommage, parce que ça prend 2 secondes, et qu'aux urgences, on va attendre 3h ! Maman est dégoûtée. Et là, il propose de peut-être revenir avec du renfort, qu'en me tenant, il y arriverait peut-être. Mais il dit qu'il faut une voire deux personnes en plus !
Maman sort de la permanence médicale, contrariée et un peu énervée. Elle appelle Papa pour lui raconter. Il propose de venir, mais il y aura Noémie, et ça risque en plus de ne pas suffire. Maman appelle finalement Nonna, qui envoie Babou et Tata en renfort. On retourne dans la salle d'attente (au frais), pour patienter, et voir les autres patients défiler...
Babou et Tata sont arrivés rapidement, une dizaine de minutes même pas après. Moi, je suis content de les voir ! On attend notre tour, et c'est à nous. On rentre dans le cabinet, je m'allonge, de force. Babou me tient jambe droite et bras droit, Tata jambe gauche et bras gauche, et Maman la tête ! Je pleure, je me débats tant bien que mal. Le docteur vise et coupe un fil, puis le deuxième.
C'est fait. Le papier de propreté sur la table d'auscultation est déchiqueté tellement j'ai bougé. J'arrête de pleurer. Maman fait les papiers avec le docteur, il prescrit la crème antibiotique pour la petite infection que j'ai : pas de baignade pendant 2 jours ! Encore...

En sortant, je reconnais que ça n'a pas fait mal.

Babou et Tata sont rentrés. Maman et moi sommes partis à la pharmacie acheter la crème. J'ai réclamé un cadeau parce que j'avais été courageux comme l'autre fois. Maman a dit que non, pas cette fois. Qu'il avait fallu appeler Babou et Tata parce que je ne voulais pas croire que ça ferait pas mal.

J'étais de bonne humeur. Maintenant que tout était fini. On est rentrés manger. J'ai fait une bonne sieste. C'est Noémie qui s'est réveillée la première, comme d'habitude.

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