vendredi 20 juillet 2012

Les premiers "points"...


Et oui, il faut un début à tout. C'est arrivé aujourd'hui, plus exactement ce matin, presque au réveil, en attendant mon biberon que Papa est allé préparer en bas, et en "marchant" à 4 pattes pour suivre ma sœur, comme d'hab.

Maman était encore dans le lit, et me regardait du coin de l’œil, et c'est arrivé, là, sous ses yeux, sans qu'elle n'y comprenne rien, qu'elle n'ait le temps de rien.
Il semblerait que j'ai "trébuché" (ça se dit pour les mains?), une main a dû rester probablement en arrière, et c'est donc mon menton qui a atterri sur le sol, le parquet en fait, pour être plus précis. J'ai hurlé et tenu mon menton. Maman m'a dit calmement "viens... c'est rien... tu vois, je te dis qu'il ne faut pas marcher à 4 pattes..." et elle se dit en même temps, ça va être un gros bleu, on va mettre de la glace, et quelques billes d'homéopathie feront l'affaire. Elle s'approche, et là, quand je retire ma main, elle s'aperçoit que mon menton est... en sang ! Déchiré pour être plus exact. C'est pas beau à voir et elle essaie de garder son sang froid. Papa est tout de suite monté voir pourquoi je pleurais (sans les biberons) et j'étais un peu affolé. Tremblant. Première fois que je saigne. Première fois que ça coule quoi. Première fois que la glace ne peut pas résoudre le problème. C'est ouvert, il faut faire quelque chose. Maman désinfecte tout de suite avec du Biseptine. Et tout de suite elle pense à Séverin, le sauveur du lotissement avec ses strips. Papa, qui avait encore le temps avant de partir au travail (il était à peine 8h), est vite parti frapper chez Séverin, avec moi dans les bras pour lui montrer ma blessure. Il s'est demandé si ça allait suffire, mais à tenter d'un coller un, et je suis reparti avec mon strip, et un bon échantillon de la boîte au cas où.
Puis tout est rentré dans l'ordre. Maman me trouvait même un peu trop excité et prêt à retomber sur mon menton... Papa est parti travailler. Et là, Maman a réalisé : pas de baignade, pas de sable... et on part dans 2 jours à la mer !

Elle s'est dit qu'il fallait quand même montré ma blessure à un docteur, pour savoir exactement quoi faire pendant les vacances, ce qui était autorisé ou non, combien de temps ?

Après un bref coup de fil au pédiatre, qui dit d'aller aux urgences et non pas de baignade, on décide de partir à la permanence médicale. Nonna est venue garder Noémie. Il était midi le temps que tout le monde soit prêt, les coups de fils passés, le casse-croute préparé (au cas où)...

Une fois là-bas, personne dans la salle d'attente. Ça commençait bien. Pas le temps de manger, on entre dans le cabinet. Le docteur, très doux et gentil, retire le strip pour voir. Et là, tout a l'air recollé. Il est obligé de tiré sur la peau pour ré-ouvrir. Âme sensible s'abstenir...
Il observe t dit "il faut un point. Même deux!".

Ouille. Me voilà parti pour mes tous premiers points. Moi qui ne suis pas trop kamikaze et même prudent. Mais bon, il faut un début à tout.
Le docteur demande alors à Maman si "elle craint". Elle lui répond qu'elle n'en sait strictement rien, jamais eu à vivre ça. Il lui conseille alors de ne pas regarder. Gloup's.
Il prépare le champ opératoire sur mon visage, et Maman le tient en l'air sur le côté, pour :
- me voir,
- ne pas voir non plus ce qui se passe de l'autre côté,
- me permettre d'avoir un peu d'air.

Il commence par la piqûre d'anesthésie. Je hurle. Maman me sourit. Me dit d'être courageux. Je pleure mais je ne bouge pas. Si ce n'est le menton qui tremble un peu forcément.
Il attend que l'anesthésie fasse effet et c'est le moment de coudre. Je ne supporte plus qu'il s'approche de mon menton. Pourtant il dit que je ne sens plus la douleur, juste ses doigts sur ma peau. Mais c'est déjà trop. J'ai mes mains bloquées sous mes fesses, comme il me l'a demandé, et je ne bouge pas. Mais je pleure et me crispe. Maman retient ses larmes.

Enfin, au bout de quelques minutes à peine, le supplice se termine. Il désinfecte, applique la crème (vaseline). Et ajoute : ne pas mouiller pendant 7 jours. On enlève les points dans 7 jours. Maman lui explique que ça tombe mal, qu'on part dans 2 jours à la mer. Il répond "oh, il a 3 ans, il doit barboter, vous devez le prendre dans vos bras?" Comment dire... euh, non pas vraiment. Il nage sous l'eau, il saute, il s’éclate.

Ah. Les vacances s'annoncent joyeuses.
Je repars avec 2 points.


Et je pense qu'à une chose : je n'ai pas manger mon pique-nique, je veux manger mon pique-nique, pas un repas normal à la maison. Il est 12h45. Ça n'a pris qu'une demi-heure. Maman me donne mon bâton de fromage dans la voiture, et me promet que je mangerai le reste de mon casse-croute en arrivant à la maison.

Elle ajoute que j'ai été très courageux, et me promet un nouveau jouet.

Une fois à la maison, j'ai mangé mes bricoles, un peu ce que je voulais, j'étais fatigué et raplapla. Puis je suis allé au lit, et j'ai bien dormi, la blessure ne m'a pas dérangé.

Noémie quant à elle s'est réveillée tôt. Trop tôt. On l'a occupée un moment dehors sur les canapés à l'ombre, puis elle a goûté dehors. C'est là que la deuxième catastrophe arriva.
Alors qu'elle venait de finir son goûter,  elle s'est mise à hurler. Elle serrait quelque chose fort dans sa main, hurlait, et ne voulait pas ouvrir la main. Maman a fini par apercevoir une guêpe, qu'elle serrait fort avec ses petits doigts. Maman n'arrivait pas à lui faire lâcher la guêpe. Ce fut laborieux et finalement, c'est l'autre main qui était piquée. L'index. Il a vite enflé et triplé de volume. Elle hurlait toujours. Rien à l'autre main. Elle avait dû touché la guêpe avec son doigt, lorsqu'elle la tenait dans l'autre main. Cette manie aussi de toujours attraper les bébêtes et de les écraser entre ses doigts...
Maman est vite allée chercher la crème. C'est là que je me suis réveillé. Apaisyl. Heureusement qu'on l'avait. Ça a vite apaisé la douleur. Elle a fini par se calmer.

Après le goûter, pendant que Noémie se baignait avec Nonna (enfin, pas beaucoup, heureusement qu'elle s'était baignée avant la piqûre, parce que là, elle était d'un peu trop mauvaise humeur pour nager), Maman et moi nous sommes allés à la pharmacie, acheter ce qu'il fallait pour les soins, et j'ai pu aller choisir un jouet dans carrefour. Maman m'a aiguillé bien sûr, sur le choix. On a finalement opté pour des jeux de sables : un petit camion toupie, un petit camion benne, un tracto-pelle avec pelle, râteau et deux moules... histoire d'occuper mes journées dans le sable quand je ne pourrai pas me baigner dans la mer en vacances !

Quand on est revenu, Noémie allait mieux. Le doigt avait un peu dégonflé. La pharmacienne avait donné Apis en homéo pour calmer un peu aussi.

Le soir, une fois couchés, tard dans la soirée, c'est Noémie qui s'est réveillée. Alors que moi, malgré tout ce qui m'était arrivé, je dormais paisiblement. Elle, elle pleurait très fort, pas moyen de la recoucher, elle ne se calmait qu'au bras. Pour ne pas qu'elle me réveille, ils ont fini par la descendre.


Installée sur le canapé, tout allait mieux. Elle avait l'air crevée quand même. Ils ont fini par la recoucher. Elle s'est endormie. On n'a pas su ce qu'elle avait eu.


Elle adore passer la queue de sa souris-doudou entre ses orteils. Souvent, elle fait ça pour s'endormir. Comment elle va faire quand elle sera à nouveau dans une gigoteuse ?

C'était le jour des premières fois : mes premiers points et la première piqûre de guêpe de Noémie... :-(

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