mardi 26 juin 2012

Léo 1 / Maman 0


Oui, ce soir, j'ai mis KO Maman... bout du rouleau qu'elle est tellement je la rends folle quand je veux.

Bien sûr, j'ai profité de l'absence de Papa aujourd'hui (il avait une réunion d'informations concernant la copropriété, il est secrétaire maintenant...) parce que c'est plus facile quand il n'y en a qu'un de le faire craquer ! Il n'y a pas l'autre pour prendre le relai quand ça déborde...

Tout c'était assez bien passé en fin de journée, le coucher de Noémie sans problème... On était à table tôt, 19h pétante, et Noémie était couchée à 19h35... mais en 35 minutes, mon assiette était à peine entamée. J'avais mangé 3 cuillères de pâtes et ça n'avançait plus. Maman m'a répété plusieurs fois manger, puis elle a fini par perdre patience, et m'a dit de monter me coucher si je ne voulais pas manger. Je suis monté sans rien dire... Puis je suis allé me coucher, rejoindre Noémie dans ma chambre...

Comme d'hab, dès que je suis entré dans la pièce, elle s'est mise debout, et on a commencé à rigoler tout ça, comme d'habitude jusque là...

Maman a commencé à sévir, menacer, dire que si je rigolais ça serait sans doudou... et elle est descendue. Mais on se calmait pas, donc elle est remontée, reprendre le doudou, et bizarrement, ça me met dans un état pas possible, alors que toute la semaine dernière je voulais dormir sans. Bref, elle répète encore une fois qu'il faut dormir, recouche Noémie, sucette, doudou toussa. Et redescend. Elle est remontée nous gronder, a grondé aussi Noémie, qui rigole encore quand on la gronde (surtout dans ce genre de circonstances, parce que d’autres fois ça va), ce qui rend encore plus Maman folle de rage. Quant à moi, je comprends, je prends un malin plaisir à énerver Maman, à la mette en transe...

Quand elle est remontée la fois suivante, elle était hors d'elle, j'étais debout, j'avais enlevé le vide poches au bout du lit de Noémie pour mieux la voir, et je faisais claquer le store occultant pour laisser passer le jour. Maman m'a remis au lit brutalement. Elle m'a grondé. Je riais. Elle s'énervait plus. Je riais encore plus fort. Nerveusement. Elle m'a donné une fessée. J'ai encore ri. Elle m'a menacé de recommencer, de taper plus fort, je riais de plus belle... Elle est sorti, en claquant la porte. Et ça ne nous a même pas calmés.

La dernière fois qu'elle est montée, je la poussais à bout, elle avait envie d'en prendre un pour taper l'autre... au lieu de cela, elle m'a sorti brusquement de la chambre, m'a jeté dans leur chambre et a claqué la porte.

Noémie s'est endormie très vite.

Moi, je suis resté bête. Ça m'arrive souvent de finir dans leur chambre. Ils nous séparent de temps en temps quand on dépasse les bornes. Mais là, elle ne m'a pas couché dans leur lit. Elle n'a pas pris le temps de fermer les volets. Elle était excédée. Elle est redescendue se calmer dans le canapé, en attendant que Papa rentre.

Quand il est arrivé. Il a été surpris d'apprendre à quel point les choses avaient mal tourné. Maman commençait à culpabiliser de m'avoir mis au lit sans manger... elle est montée me voir : elle m'a trouvé dans le lit, couché, j'avais tiré les rideaux pour avoir un peu de pénombre.

Je lui ai dit :" j'ai fermé les rideaux pour pouvoir dormir un peu"...

J'étais calmé. Maman aussi. Elle m'a pris dans ses bras, m'a fait un câlin. Elle m'a demandé si j'avais faim, si je voulais redescendre manger mon assiette. J'ai dit oui.

Je suis redescendu et Papa s'est occupé de moi, tout en me faisant la moral. J'ai fini mon assiette mais je n'ai pas voulu de fromage ni de dessert. J'avais sommeil. J'avais envie de dormir. Il était 21h30.

Noémie dormait depuis longtemps. J'ai brossé mes dents et suis allé me coucher dans mon lit.

Il est très rare que Maman me frappe, me donne des fessées... A la base, elle n'était pas contre (élevée avec quelques fessées, elle reprochait même cette loi dont on parle, d'interdire la fessée), mais elle voit bien, des quelques essais qu'elle a pu faire, que ça ne marche pas, ne résout rien, n'apporte rien. Quand elle le fait, c'est qu'elle en est arrivée à un tel point d'énervement, qu'elle ne sait plus quoi faire d'autre. Qu'elle est excédée. La plupart du temps ça me fait rire. Ce qui lui donne juste envie de taper plus fort, pour que j'ai mal. Pour que je me calme. Pour que j'arrête de me moquer d'elle. Quand ça lui échappe, et qu'elle voit le résultat (négatif), elle culpabilise. Mais dur de trouver quoi faire dans ces moments-là, où la sentence ne peut pas se faire attendre...

1 commentaire:

Marie-Jeanne a dit…

Pas simple....Et Léo qui ferme les rideaux afin de pouvoir dormir...!De loin, c'est amusant, mais dur dur pour les parents.